À l’occasion de la CAPD du 15 janvier 2026, le Dasen du Gard a précisé sa méthode d’évaluation des enseignants dans le cadre des rendez-vous de carrière. Voici les éléments essentiels à connaître pour mieux comprendre les critères retenus et les enjeux pour les professeurs des écoles.
L’évaluation repose sur 11 compétences professionnelles (les compétences impaires étant les plus importantes), chacune appréciée selon un niveau d’expertise. Si l’expérience de l’enseignant est prise en compte — ancienneté, diversité des postes occupés, contexte d’exercice — elle ne constitue pas, à elle seule, un critère déterminant. Le Dasen insiste sur l’efficacité professionnelle au regard des attentes institutionnelles.
Être enseignant, rappelle-t-il, c’est aussi être fonctionnaire d’État. Certaines compétences sont donc attendues relativement tôt dans la carrière. Ainsi, « agir en éducateur responsable et selon les principes éthiques » doit être acquis dès le 6ᵉ échelon.
Les exigences augmentent avec l’avancée dans la carrière, en particulier entre les 6ᵉ, 8ᵉ et 9ᵉ échelons. À ces niveaux, l’institution attend un recul réflexif, une capacité à analyser sa pratique et à porter un regard professionnel sur son parcours.
Le Dasen indique s’intéresser notamment aux questions professionnelles que se pose l’enseignant : quelles difficultés identifiées ? quels choix pédagogiques ? quelles évolutions envisagées ?
Les formations suivies, qu’elles soient institutionnelles ou choisies par l’enseignant sur son temps personnel, constituent également un élément important de l’évaluation. Il est tout à fait possible de demander aussi à un enseignant quel est le dernier livre qu’il a lu en lien avec l’Education Nationale.
En ce qui concerne l’appréciation finale, La mention « très satisfaisant » est présentée comme déjà très valorisante. La mention « excellent » correspond à un niveau supérieur aux attentes et est encadrée nationalement par un quota de 30 %.
Le Dasen explique analyser la répartition entre « très satisfaisant » et « excellent » au sein des évaluations. Un enseignant obtenant sept “excellent” accède automatiquement à l’appréciation finale « excellent ». En revanche, une combinaison de six “excellent” et cinq “très satisfaisant” peut conduire à une appréciation différente, selon le profil et le parcours de l’enseignant.
Le rôle de la CAPD et la vigilance du SE-Unsa
Les appréciations finales et leurs conséquences en termes d’avancement peuvent être examinées en CAPD. Le SE-Unsa y siège pour défendre les collègues, veiller à l’équité de traitement et porter les situations individuelles lorsque des désaccords ou des incohérences sont constatés.
Sur les sept dossiers défendus, le Dasen a accepté de revoir l’appréciation et de la rehausser au niveau supérieur pour 4 dossiers. Le SE-Unsa rappelle l’importance de déposer un recours et de se faire accompagner et défendre en instance.